
Le Manoir
une maison, plusieurs vies

Maison de maître, puis art-hôtel. La bâtisse a changé de vie sans changer d’allure.

Ce que les archives ne disent pas
Nous ne connaissons ni le nom du premier propriétaire, ni l’année exacte où la première pierre a été posée. Nous préférons le dire que l’inventer.
Ce que la maison raconte d’elle-même est plus sûr. Elle a été bâtie au XIXe siècle comme résidence de campagne, une maison de maître, de celles que faisait construire la bourgeoisie aisée de la région quand elle voulait respirer loin de la ville. On les reconnaît à leur aplomb, à leur façon de se tenir droites au milieu de leur terrain, sans chercher à imiter le château.
Celle-ci n’a jamais été un château. C’est une maison, en grand.

La pierre du pays, et de grandes fenêtres
Elle est bâtie en pierre locale, celle qu’on allait chercher à quelques kilomètres parce qu’il aurait été absurde d’en faire venir d’ailleurs. Les ouvertures sont hautes et larges : à l’époque, faire entrer la lumière coûtait cher, et c’était précisément le sujet.
À l’intérieur, les plafonds tiennent à distance. Les boiseries, les moulures et les volumes d’origine ont été gardés lors de la restauration, non par nostalgie mais parce qu’on ne les referait pas aujourd’hui.

Puis les murs se sont mis à vivre
Rien n’a été abattu. Les neuf chambres sont les chambres d’origine, avec leurs proportions et leurs fenêtres. Ce sont les murs qui ont changé.
Sandrot et Mia Terra y ont peint des animaux à l’échelle de la pièce, et non du tableau. Leurs bêtes contournent une moulure, s’arrêtent à une plinthe, épousent l’angle d’un mur : elles ont fait avec la maison, pas contre elle. On ne dort pas devant une œuvre, on dort dedans.
Une pièce en plus
La chapelle est toujours là
Il y a une chapelle dans la maison. Elle n’a jamais été l’église du village : selon toute vraisemblance, c’était la chapelle privée du propriétaire. On en aménageait volontiers dans les demeures de ce rang, moins par dévotion que parce que cela allait avec la maison.
Nous ne savons ni qui y venait, ni ce qu’on y demandait. Elle est restée, avec sa porte et sa poignée de laiton. Comme sont restés les vitraux du hall, qui font passer la lumière par des losanges de couleur avant qu’elle n’atteigne le carrelage.


Et aujourd’hui
Deux hectares de parc, une piscine chauffée, des alpagas dans le pré, et neuf chambres devenues des œuvres.
La maison a gardé ses volumes, ses moulures et sa pierre. Elle a simplement cessé d’être silencieuse.

Deux hectares, et le temps qui ralentit
Le parc entoure la maison de tous les côtés. Il a d’abord été un jardin d’agrément privé, dessiné pour la promenade et pour l’ombre : c’est de ce temps-là que datent les grands arbres, qui étaient là bien avant nous et qui y seront encore après.
On y trouve aujourd’hui les alpagas, la piscine, des allées qui ne mènent nulle part en particulier, et cette lumière de fin de journée qui fait que personne ne rentre avant d’y être obligé.

La visite virtuelle
Promenez-vous dans le Manoir pièce par pièce, à votre rythme : le hall, les salons, les chambres, la terrasse. C’est le meilleur moyen de vous faire une idée avant de venir.


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Les disponibilités et les tarifs se consultent en direct. Il suffit d’une date.
